Przejście graniczne// Passage de frontière

By Gosia, le 22/09/19 depuis Rogożno, en Pologne

14 wrzenia rano wsiedlimy do minibusa, który miał nas zawieżć do Erewanu, stolicy Armenii. Kierowca jakiś taki nerwowy, ponagla nas, spieszy mu się. Tego ranka, jadac trzęsacym się busem, przegladam szybko FB. Przelatujac mimochodem przez ściany facebokowych znajomych, rzucam okiem na jeden z artykułów proponowanych przez portal społecznościowy. Pierwsze zdanie brzmi : „Wracaj do domu. Ojciec umarł.” Powiało zimnem. Tak, pomyslałam, kiedyś mnie też to czeka, ale jeszcze nie teraz. To mnie nie dotyczy. I szybkim ruchem wyrzucam tę nieprzyjemna myśl z pola widzenia i ze świadomości. Bus kołysze, przed oczami przewijaja sie widoki gruzińskiej tajgi, babie lato, slońce jeszcze przyjemnie głaszcze przez szybę. Z tego błogiego stanu wyrywa nas dzwonek telefonu. Kiedy jesteś na drugim koncu świata i dzwoni do ciebie z rana matka, to gdzieś przez skórę czujesz, że nie wróży to nic dobrego. Przeczucie… Chciałabyś odrzucić połaczenie, udawać, że cię nie ma…. Ale przyjmujesz, bierzesz na klate, odbierasz. Trzeba wracać do Polski. Ojciec umarł. Przytłoczeni ta wiadomościa przekraczamy granicę z Armenia. Kolejka do okienka, paszport proszę ! Te przejscie graniczne chyba na długo pozostanie mi w pamięci. Znalezć się w jakimś miejscu o niewłaściwym czasie. Kontakt do szwagierki w Hiszpanii, ktora pomaga nam znależć jakieś sensowne połaczenie lotnicze do Polski. Zapada szybka decyzja powrotu do Tbilisi, samolot z przesiadka w Monachium wylatuje o 16:00. Trzeba sie spieszyć. Łapiemy busa w drogę powrotna. Kolejne przejscie graniczne, tym razem w druga stronę. To był z pewnościa nasz najkrótszy pobyt w danym panstwie. Tego dnia bylismy aż w czterech krajach : w Gruzji, Armeni, Niemczech, Polsce. Trzeba sie spieszyć… A może w obliczu smierci już nic właściwie nie trzeba ? Wszelkie sprawy administracyjne co do pochówku, jakkolwiek by nie były uciażliwe i przykre, to tylko administracyjna formalność. Nie ma już nic do zrobienia. W głuchej ciszy, bez ceregieli stajemy twarza w twarz przed tym, co ważne, bo nieodwracalne i ostateczne. 

Le 14 septembre, nous avons embarqué dans un minibus censé nous emmener à Erevan, la capitale de l’Arménie. Le chauffeur, un petit peu nerveux, nous presse. Ce matin, dans un bus qui tremblait, je regarde rapidement Facebook. Survolant les murs de mes amis FB, je jette un coup d’œil sur un article proposé par le réseau social. La première phrase annonce : « Rentre à la maison. Ton père est mort. » Oups, je pensais, cela m’arrivera un jour, mais pas encore. Et puisque cela ne me concerne pas, d’un geste rapide, je jette cette pensée désagréable hors de vue et hors de ma conscience. Le bus se balance, la vue de la taïga géorgienne défile sous mes yeux, l’été indien, le soleil caresse toujours agréablement à travers la fenêtre. Cet état de bonheur s’interrompt soudainement par une sonnerie de téléphone. Lorsque tu es à l’autre bout du monde et que ta mère t’appelle tôt le matin, tu sens bien que, quelque part, cela augure mal. Tu a envie de rejeter l’appel, faire le mort… Mais tu accuses réception. Il faut revenir en Pologne. Ton père est mort. Choqués, nous descendons du bus et traversons une première frontière en Géorgie, ensuite en Arménie. Une file d’attente au guichet, les passeports s’il vous plaît ! Je me souviendrai longtemps de ce passage frontalier. Etre dans un lieu et dans un moment inadéquat, dépourvu de sens. Un contact rapide avec ma belle-sœur Marie-Jo, qui nous aide à trouver des liaisons aériennes pour la Pologne. Nous prenons la décision rapide de rentrer à Tbilissi : l’avion avec changement à Munich part à 16h00. Il faut se dépêcher. Nous prenons un taxi pour retourner à Tbilissi. Un autre passage frontalier, cette fois-ci dans l’autre sens. C’était définitivement l’un des plus courts séjours dans un pays que nous ayons effectué. Ce jour-là, nous avons mis les pieds dans quatre pays: l’Arménie, la Géorgie, l’Allemagne, la Pologne. Il faut se dépêcher. Ou peut-être que face à la mort, il n’y a plus rien à faire ? Tout règlement de questions administratives concernant les obsèques n’est qu’une formalité administrative. Plus besoin de faire quoi que ce soit. Dans un silence de plomb, seule, tu te retrouves face à ce qu’il y a de plus important, car ultime et irréversible.

Ale, ale, zeby nie było tu tak strasznie smutno, to mój ociec kochał zycie i najbardziej lubił nosić hawajskie koszule;) Stacho zafundowal sobie podróż, my też niedługo ruszamy… Czas w drogę !

OK, pour ne pas tellement plomber l’ambiance, je tiens à vous dire que mon père adorait la vie, et les chemises hawaïennes ;))) Il est parti en voyage, et nous aussi, on va continuer la route…

19 commentaires sur “Przejście graniczne// Passage de frontière

  1. Je suis émue par ce que je viens de lire, assise dans le train du retour d’un déplacement pro. Je pense à vous, jolie famille, à toi Malgo et vous envoie mes plus douces pensées.
    Il y aura sans doute un 6eme voyageur, libéré de son accroche terrestre, pour s’émerveiller avec vous de la suite.
    Je vous embrasse et continue à vous suivre avec discrétion

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  2. Goshia, je pense à toi très fort, et te serre tendrement dans mes bras. Le chemin continue pour votre belle famille et je vous envoie à tous,plein de bises douces et légères…

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  3. Dans toutes les situations, c’est toujours un plaisir de te lire
    Mon message ne saurait trouver les mots pour te réconforter, si ce n’ Te faire savoir que tu es présente dans mes pensées
    Courage à toute la famille
    Bisous

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