Text by Beuss & pictures by Gosh – 7/10/19

La lecture de Nicolas Bouvier « l’usage du monde » me porte en ce moment. Il me faut bien cela pour raccommoder mon humeur un peu amochée. A la fougue des premières semaines de voyage pleines d’idéal, succède une langueur d’escargot baveux. La vie nous a rattrapés. De plumes duveteuses aux vents, nous sommes devenus des avions en papier canson épais, mal pliés, se forçant péniblement à rester à flots dans les airs d’Arménie. Bien sûr… Stacho n’est plus là. Cela suffit à plomber nos pas : on pousse nos pieds dans les rues d’Erevan plus qu’ils ne nous tirent. Puis il y a le Cned, « enseignement à distance » pour les non-initiés… Peut-être devrais-je dire Kned, tant il nous fait figure de monstre avaleur de temps et d’énergie, capable de s’immiscer dans nos corps comme un Alien et nous friper le moral. Il ne s’agit pas de ces mauvais génies de par ici qui ont l’avantage d’être drôles, parfois grotesques. Il est plus vicieux, plus fourbe, habillé à la mode occidentale : un monstre psychologique en costume-cravate imposant sa loi. Bien sûr l’instruction est obligatoire mais est-elle obligatoirement opprimante, ennuyeuse, déprimante ? Ne devrait-elle pas être émancipatrice ? Elle est tout le contraire pour l’instant. Elle veut nous soumettre plus que nous aider à nous épanouir. Mon fond d’enseignant est tout retourné lorsque je vois mes 3 enfants n’être pas accompagnés dans le savoir avec enthousiasme.

Lektura Nicolasa Bouviera „Oswajanie świata” niesie mnie teraz. Potrzebuję tego, aby poprawić mój nastrój, trochę podniszczony. Pasja pierwszych tygodni podróży, pełna ideału, przeradza się w powolny rytm. Proza życia nas dopadła. Od puszystych piór na wietrze, staliśmy się grubymi, źle złożonymi papierowymi samolotami, zmuszając się boleśnie do pozostania w powietrzu… Stacha juz nie ma… Wleczemy się noga za noga po ulicach Erywania. Potem jeszcze dochodzi Cned : „nauczanie na odległość”- szkoła on line, dla niewtajemniczonych … Może powinienem powiedzieć Kned, bo on jest takim potworem zabierajacym czas i energię, który ingeruje w nasze ciała jak kosmita, żeby nas dołować. Nie chodzi tu o tych złych chochlików, którzy mogą by zabawni, czasem groteskowi. Kned jest bardziej okrutny, bardziej kłamliwy, ubrany na zachodnia modłę : psychologiczny potwór w garniturze i krawacie narzucający swoje prawo. Oczywiście : jest obowiązek szkolny, ale czy nauka musi być obowiązkowo uciążliwa, nudna, przygnębiająca? Czy nie powinna być emancypacyjna ? Na razie jest zupełnie odwrotnie: Kned bardziej chce nas powalić na łopatki, niż pomóc się rozwijać. Moje powołanie nauczyciela podupadło, gdy zobaczyłem, że moje dzieci nie mają entuzjazmu do wiedzy i nauki.
Bon, il faut bien des moments d’égarement et comme dit Goshia: « ce n’est pas un voyage de noces ». Ça se saurait… ces périodes de doute font aussi partie du voyage. Nicolas Bouvier en parle d’ailleurs dans son livre. Dans ce récit de voyage de 1953, il parcourt avec son ami Thierry Vernet à peu près les mêmes espaces que nous. Son écriture est déjà un voyage tout en délicatesse. Je ne dirais pas qu’elle est savoureuse mais plutôt fine, élégante. Une écriture pas si sûre d’elle, tracée par tâtonnements. Jamais expansive ni glorieuse mais plutôt timide. J’imagine son manuscrit plein de ratures, recommençant encore, esquissant de nouveau un portrait avec respect et fébrilité. Le mot en tout cas est toujours juste. Cette inquiétude d’écrivain me donne de la force. J’apprends à respecter ce temps de doute. Le voyage mûrit, autrement qu’on ne se l’était imaginé – et c’est tant mieux, même si parfois un peu douloureux. Découvrir et se découvrir.
Cóż, musza być i momenty zwatpienia i jak mówi Gosia: „to nie jest podróż poślubna”. Te okresy, kiedy mamy wątpliwości, są również częścią podróży. Nicolas Bouvier mówi o tym w swojej książce. W1953 roku podróżuje on ze swoim przyjacielem Thierrym Vernetem przez te same miejsca, co my. Jego proza to już istna podróż. Powiedziałbym, że jest pełna smaku i elegancji. Trochę niepewna, prowadzona metodą prób i błędów. Nie jest triumfujaca, ale raczej nieśmiała. Wyobrażam sobie, że jego rękopis jest pełen przekreśleń, zaczynając ciagle od nowa i ponownie szkicując portret z szacunkiem i ekscytacja. W każdym razie słowo jest zawsze właściwe. Niepokój tego pisarza daje mi siłę. Uczę się smakować czas, kiedy dopada nas zwatpienie. Podróż dojrzewa, trochę inaczej jak to sobie wyobrażaliśmy – ale i dobrze, nawet jeśli czasami jest to trochę bolesne. Pomaga odkrywać siebie.

L’Arménie avec ses monastères, et ses paysages silencieux, montagneux à l’herbe jaunie et éparse m’accompagne dans cette période de recueillement – dans le sens d’accueillir avec étonnement et humilité ce qui nous arrive. On allume de fines bougies jaunes dans de petites bicoques noircies par la suie de siècles de prière. Les parois sont patinées par les chants religieux qui accompagnent inlassablement toute la journée spirituelle. Les églises sont toute rabougries, où l’on ne tient parfois même pas à 5. Des murs dans tous les sens, des estrades et des mezzanines cloisonnent l’espace et facilitent l’isolement et l’introspection. Les prêtes n’officient pas face aux fidèles, mais de dos, cela te place face à quelque chose au-delà de lui et permet de confier ses doutes à ce que chacun croit. Vu le destin tragique de l’Arménie, estropiée tour à tour par les Assyriens, les Grecs, les Romains, les Perses, les Mongols, les Arabes, les Turcs et les Soviétiques (et j’en oublie certainement), il fallait bien s’accrocher à quelque foi. Les Arméniens ont résisté en tissant une culture solide les fédérant et qui semble indestructible : un alphabet aux lettres rondelettes (d’après Varasdat, un chauffeur de taxi, Saint Machtots, prêtre du 4ième siècle aurait lancé en l’air des spaghetti frais qui auraient formé des lettres au sol – je doute un peu de la véracité de l’anecdote mais elle est amusante).


Armenia z klasztorami i cichymi, górzystymi krajobrazami z żółtą trawą towarzyszą mi w tym okresie skupienia – przyjać z pokorą to, czego doświadczamy. Zapalamy żółte świece w małych kapliczkach poczernionych sadzą, w pamięci dla Stacha. Kapliczki są niewielkie, nierzadko moga pomieścić 5 osób. Mury kościołów wypełniaja pieśni religijne, które niestrudzenie towarzyszą wiernym. Platformy i antresole dzielą przestrzeń i ułatwiają introspekcję. Księża odprawiaja mszę zwróceni plecami do wiernych. Biorąc pod uwagę tragiczny los Armenii, okaleczonej przez Asyryjczyków, Greków, Rzymian, Persów, Mongołów, Arabów, Turków i Sowietów, było konieczne trzymać się wiary. Ormianie oparli się na tkaniu solidnej kultury, która ich łączy i która wydaje się niezniszczalna: okragłe litery alfabetu (według Varasdata, zaprzyjażnionego taksówkarza, święty Machtots, kapłan z IV wieku, rozrzucił w powietrzu makaron, z którego ułożyły się litery – trochę wątpię w prawdziwość anegdoty, ale jest zabawna;)
իմանալզբանսհանճարոյ>« pour comprendre les paroles de l’intelligence » : première phrase écrite en alphabet arménien. Cet alphabet, conjugué à un christianisme singulier et précurseur (premier pays au monde à l’avoir adopté) a préservé leur identité linguistique et culturelle, en plein milieu du Caucase, contre tremblements de terre et marées de barbares.
Իմանալզբանսհանճարոյ „zrozumieć język rozumu” – to pierwsze zdanie zapisane alfabetem armeńskim. Alfabet ten, w połączeniu z prekursorskim chrześcijaństwem (Armenia jako pierwszy kraj na świecie przyjeła chrześcijaństwo) zachował swoją tożsamość językową i kulturową na Kaukazie, pod trzęsieniami ziemi i napadami barbarzyńców. Za kilka dni dokonamy pierwszej interwencji w szkole, spotkamy dzieci, nauczycieli (tak, tak, tęsknię za moimi kolegami z pracy !) Otwiera się inny wymiar naszej podróży. A co do Cned’a … Fuck the Kned!
Dans 10 jours, nous faisons une première intervention dans une école, nous rencontrerons des enfants, des enseignants (oui, oui, mes collègues me manquent !) et cela donnera un autre sens à notre périple. Nous quittons le domaine du voyage d’agrément pour un voyage d’exploration de nos propres zones reculées et sauvages.
Quant au Kned…Fuck Ze Kned !












Je me disais… n y aurait-il pas d’autres égarés martyrisés par le Cned dans le coin ? Avec qui partager des moments d’école communs ? Sait on jamais… allez plein de courage et gros bisous de nous tous !
J’aimeJ’aime
Mais qui est ce nouveau passager? Beuss ? Buzzer je vois… mais Beuss???
C’était évident que le CNED allait être Carrément Nul Et Déprimant….Déjà l’enseignement « En présence » C’est chiant mais à distance…n’en parlons pas…🤣
J’aimeJ’aime
Beuss c’est Seb en verlan (pour faire plus djeun’s… D’ailleurs j’envisage aussi une perruque en Dreadlocks;-) )… J’aime bien buzzer aussi mais il n’y a que Maëva qui peut m’appeler ainsi.
J’aimeJ’aime
Achetez un bouquin d’ornithologie et faites des confettis en forme de cœur de votre inscription au KNED
J’aimeJ’aime