Voyage clandestin//Jazda na gapę

Textes & pictures by Gosh

Il est minuit, les roues du train sur la ligne Arambol-Kerala tapent un rythme régulier tout long des rails. Dans le wagon, le voisin de la couchette inférieure ronfle de manière régulière, sans retenue. Ce voyage n’a pas d’objectif. Oui, il y a un itinéraire balisé, la destination est choisie, la ligne du point A au point B est tracée, mais entre les deux il y a tout un tas d’éléments imprévisibles. Ce n’est pas non plus  » le voyage de vie ». C’est une traversée. Il faut prendre ce qui se présente, sans trop d’attentes. Ne pas s’attacher aux bonnes choses, et ne pas oublier que les mauvaises choses disparaîtront aussi. C’est ce que m’a appris la pratique de la méditation. Se laisser porter au rythme de la respiration consciente, ici et maintenant. Et ce qui est le plus dur, sûrement. « Panta rei », tout passe.

Jest pólnoc, koła pociagu na linii Arambol-Kerala turkoczą równomiernie po torach. W wagonie sąsiad z dolnej kuszetki zanosi się równomiernym, niczym nieskrępowanym chrapaniem. Ta podróż nie ma określonego celu. Owszem, jest wytyczona trasa, jest obrany kierunek, kreśli się linia z punktu A do punktu B, ale pomiędzy nimi jest cała masa nieprzewidywalnych, niezaplanowanych elementów. Nie jest to też „podróż życia”. To jest przejście. Brać to, co jest, nie oczekiwać zbyt wiele. Nie przyzwyczajać się do dobrego, do wygody, ale pamiętać, że złe czy niewygodne też przemija. To tak dla psychicznej równowagii. Liczy się uważny oddech, tu i teraz. Tego mnie nauczyła medytacja. Panta rei, wszystko płynie.

Mon père adorait prendre le train. Il racontait, et adorait raconter, que lorsqu’il était jeune, il voyageait beaucoup en train, charmant les contrôleuses. J’éprouve ce mystère de la mort, malgré moi et tout le reste. Perdre ses parents, est une expérience universelle, chaque personne le vivra un jour ou l’autre, mais chacune l’éprouvera à sa manière. Selon Olga Tokarczuk, un prix de Nobel polonais de littérature 2020, l’expression «je suis» est la plus étrange au monde. Et que dire de celle du pôle opposé alors ? « Je ne suis pas ». D’une certaine façon, je ne peux pas comprendre cette absence, je ne peux pas concevoir cette mort. Je ne peux pas comprendre que nous sommes vivants un jour et nous ne le sommes plus le lendemain. Et c’est assez simple pourtant. D’un point de vue psychologique, cela s’appellerait professionnellement le déni (je demanderai à mes copines psychologues, à la limite). C’est peut-être cela. Je ressens ce départ avec chaque cellule de mon corps, de l’intérieur, des entrailles. Je ne te donnerai plus jamais une tapette sur ton dos bien droit, digne, comme à l’époque, lorsque tu étais vivant. Parce que maintenant tu es parti, maintenant tu es mort. Maintenant – on ne sait pas où tu es. Je ne pense pas que tu es au cimetière. Et ta mort ne m’a pas anéantie pourtant, je suis toujours là, je ris, je suis même heureuse. Mais peut-être que le pire est encore devant moi, peut-être que bientôt un rouleau compresseur me passera dessus et je ne me ramasserai plus.

Mój ojciec bardzo lubił jeżdzić pociągiem. Z tego co mówił, a gadkę miał częstą i gęstą, jako młody chłopak jeżdził koleją po Polsce, wożony przez konduktorki. Zgłębiam tę zagadkę śmierci, na przekór sobie i wszystkiemu. Doświadczenie uniwersalne, bo każdy człowiek w pewnym momencie swojego życia utraci rodziców, ale każdy przeżywa je na swój sposób. Nasza noblistka Olga Tokarczuk uważa słowo  „jestem” za najdziwniejsze słowo świata. A co z tym innym słowem, stojącym na przeciwległym biegunie ?  „Nie jestem, nie ma mnie, nie żyję, umarłem” ? Jakoś nie mogę zrozumieć tej nieobecności, nie mogę pojąć tej śmierci. Nie mogę zrozumieć, że dzisiaj się jest, a jutro nas nie ma. To niby proste, a jednak. Z psychologicznego punktu widzenia nazywa sie to fachowo wyparciem. Może o to chodzi. Przeżywam te odejście każdą cząsteczką mojego ciała, od środka, od trzewi. Już nigdy nie klepnę Cie po tych wyprostowanych barach, jakie miałeś za życia. Bo teraz już Cię nie ma, teraz jesteś martwy. Teraz – nie wiadomo, gdzie jesteś. Nie sądzę, żebyś był na cmentarzu. I niby nie pochłoneło mnie po Twojej śmierci, ciągle tu jestem, żyję, śmieję się, « wszystko gra i buczy », jak mawiales. Ale może to najgorsze jeszcze przede mną, może niedługo przejedzie po mnie taki walec, że się nie pozbieram.

Photo: Ismael

La mort d’un parent nous fait réaliser que nous sommes nous-mêmes mortels, notre propre mort devient alors réelle. Un pilier est déjà tombé, il s’est effondré. Mais il y en a encore un autre, une deuxième colonne. Cette dernière me paraît, au moins aujourd’hui, indiscutable. Ma mère est comme un rocher, imbattable. Et pour cela, du moins pour le moment, cela me parait impossible.

Śmierć rodzica ustawia rzeczy do pionu. Uświadamia nam, że sami jesteśmy śmiertelni, nasza własna smierć staje się realna. Jeden filar już odpadł, zawalił się. Został jeszcze jeden. Ten drugi jawi mi się, przynajmniej na dzień dzisiejszy, nie do obalenia. Moja mama jest jak skała, nie do pokonania. Wiem, to jest jak zaklinanie rzeczywistości, ale póki co, chcę w to wierzyc.

Photos: Louka

J’aime beaucoup quand Wisława Szymborska, un autre prix Nobel de littérature, dit que nous obtenons un billet d’entrée dans ce monde, mais la validité de ce billet est ridiculement courte, car elle est limitée par deux dates fermes. Notre billet de train est électronique, immatériel. Le SNCF indien se moque de ponctualité et sur de très longs trajets, les trains peuvent avoir un retard colossal (de quelques à plusieurs heures), ou bien ils peuvent arriver en avance. Ce qui est étonnant dans les deux cas. Personne ne connaît ni jour, ni l’heure. Notre voyage durera aussi longtemps qu’il le faudra. Il n’y aura aucun changement, il sera impossible de changer de billet, ni annuler le voyage. Depuis la naissance, nous approchons de la destination. Avec un billet en papier ou électronique. Ou bien sans billet.

Bardzo lubię, kiedy Wisława Szymborska mówi, że dostajemy do tego świata bilet wstępu, „ale ważnośc tego biletu jest smiesznie krótka, bo ograniczona dwiema stanowczymi datami”. Nasz bilet na pociąg jest elektroniczny, niematerialny. Koleje państwowe w Indiach za nic mają sobie punktualność i na bardzo długich trasach mogą mieć kolosalne spóżnienia (od kilku do kilkunastu godzin), albo też i mogą być przed czasem. Co w obu przypadkach jest zadziwiające. Nikt nie zna dnia, ani godziny. Nasza podróż potrwa tyle, ile potrwa, nikt i nic nie ma na to wpływu. Przesiadki nie będzie, zmiany kierunku też nie, nikt mi nie zwróci za bilet, nie zmieni daty podróży. Od narodzin nieubłaganie zbliżamy sie do stacji docelowej. Z papierowym lub elektronicznym biletem. Albo nawet bez  biletu.

7 commentaires sur “Voyage clandestin//Jazda na gapę

  1. Bonjour Gosia, merci de nous rendre témoins du flot de tes pensées qui semblent rebondir au gré des chaos du train. Cela fait écho aux divagations nocturnes de l’âme d’un certain Tom WAITS. Il ne manque qu’une musique avec en notes de fond un ronflement et le bruit métallique des roues.

    Le voisin de la couchette du dessous ne saura jamais qu’il a ambiancé et peut-être rendu possible ta rêverie. Sait-on jamais quelle est notre résonance en ce haut-monde ?

    En tout cas, votre aventure familiale, vos belles photos et le récit de vos improbables rencontres nourrissent mes propres rêves de voyage et pour cela je ne saurai vous dire suffisamment merci…

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  2. Merci de nous avoir confié tes réflexions durant ce Voyage Clandestin (j’aime beaucoup ce titre ..) . A ton retour, tu apprécieras sans doute « Avant que j’oublie » 1er livre d’Anne Pauly, elle a reçu ce we le Prix Summer 2020 de la Fête du Livre de Bron.
    Est-ce que « votre train » vous emmènera à Madagascar ou a-t-il pris d’autres virages ? Avec Jacques , nous serons à Fianarantsoa de la mi-mars à la mi-juin . Aurons-nous le plaisir de vous y croiser ?

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  3. Deux billets de train…incontrôlables…sans date de validité…c’est vrai…MAIS QUE DE BELLES CHOSES A FAIRE ENTRE CES DEUX BILLETS !!! Remplissons au mieux ce temps qui nous est imparti ! Remplissons-le d’Amour de Tolérance de Partages…Prenez soin de vous et à bientôt de se revoir.

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